Expérimentation de robot de services améliorant le bien être des seniors en EHPAD

Le challenge

La Ville de Nice, en partenariat avec l’entreprise Berger Levraut, nous a sollicité pour étudier l’impact de la robotique auprès des personnes vieillissantes en perte d’autonomie en EHPAD.

L’impact

Après plus de 30 heures d’expérimentations, nous sommes en mesure de tirer plusieurs conclusions sur l’impact de la robotique en EHPAD. Les contraintes techniques du robot et les aléas de la vie en EHPAD rendent les expérimentations aussi passionnantes que complexes..

La démarche du projet

Nous avons mené ce projet en collaboration étroite avec les équipes de soins de l’EHPAD des Anciens Combattants à Nice. Le projet a consisté à expérimenter un robot de services Kompaï auprès des nombreux résidents.

Pour s’adapter aux délais courts et au budget du projet, nous avons commencé rapidement par réaliser des ateliers avec l’équipe pluridisciplinaire des soignants. Cela nous a permis d’établir une journée type vécue par un résident et d’identifier les principaux problèmes et besoins des résidents, des familles et des soignants.

Cette première analyse des besoins nous a permis de créer 10 scénarios différents d’expérimentations, c’est-à-dire 10 actions qui semblent pertinentes pour le robot à réaliser en EHPAD destinées à tester en quoi la robotique peut améliorer le bien-être des séniors en perte d’autonomie. 

Impacts sur l’expérience des résidents de l’EHPAD :

1) Des résidents qui sont totalement indifférents au robot et qui restent le regard rivé sur le sol ou face à eux. Pour ceux-là, le robot n’a aucun impact.

 

 

2) Des résidents qui le trouvent ridicule et qui se sentent humiliés par sa présence. Ceux-là sont en général encore lucides et ne supportent que très peu la compagnie de leurs congénères plus fragilisés. Ils restent la plupart du temps dans leurs chambres, à l’écart des autres résidents.

3) Des résidents qui ont des troubles cognitifs importants et qui le suivent du regard sans montrer beaucoup d’expression.

4) Des résidents enjoués par sa présence et qui esquissent des sourires, qui s’adressent à lui comme si c’était une personne et qui sont parfois même en demande du robot.

Le robot a su amener du divertissement à des moments d’attente et d’ennui, il a également su s’attirer les faveurs d’une partie des résidents et créer un certain engouement. Mais cet engouement peut-il durer dans le temps ? Ne va-t-il pas finir au placard dans quelques mois ? Nous ne sommes pas en mesure de le dire aujourd’hui. Ce que nous pouvons dire, c’est qu’il faut encore apporter beaucoup d’améliorations au robot pour le rendre incontournable, dans un monde où le rapport humain reste central.

Personnes mobilisées

L’EHPAD des Anciens Combattants de Nice a été partenaire et nous a permis d’être au contact de 45 résidents et 12 professionnels de santé pour mener à bien ce projet.

L’équipe pluridisciplinaire d’OZ’IRIS est composée pour ce projet de 

  • Gregory, designer du Collectif
  • Benjamin, designer du Collectif
  • Iris, ingénieur – designer stratégie
  • Savine, infirmière-stratégie marketing

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