Une prise en charge innovante pour améliorer le bien-être de patients souffrant d’Alzheimer grâce à une salle multisensorielle

Le challenge

Les soignants du CGD de Marseille souhaitaient proposer une prise en charge innovante pour les patients souffrant d’Alzheimer et de troubles apparentés.

L’impact

120 résidents, leurs familles et les 60 soignants bénéficient d’une salle multisensorielle stimulante et apaisante. Il s’agit aussi d’un laboratoire d’innovation permettant de faire évoluer les recherches sur les thérapies non médicamenteuses.

La démarche du projet

Ce projet a donné lieu à la création d’une prise en charge innovante grâce à une salle interactive multisensorielle permettant de stimuler et d’apaiser des résidents souffrant de lourds troubles cognitifs dus à la maladie d’Alzheimer et à des maladies apparentées.

« On a passé plusieurs journées d’affilée sur plusieurs semaines au sein de l’unité sécurisée du Centre Gérontologique de Marseille. Il y a Jeanne* qui déambule en permanence accrochée à son petit baluchon qui contient ses précieuses trouvailles : boutons, feuilles d’arbre, petites branches…. Laurent* le calme et tendre rêveur, il sort de son mutisme lorsque l’on prend le temps de venir lui parler, lui caresser la main. George*, lui, a souvent des pics de colère, on était d’abord impressionnées puis on s’est habituées jours après jours… C’est en fin d’après midi que l’ambiance de l’unité devient plus tendue. Les résidents sont anxieux et montrent plus rapidement et fréquemment des signes de colère dus à leur pathologie. Il y a Laura* et Pauline* les ASG, Christelle l’ergothérapeuthe et Martin* l’animateur. Des crèmes de patience, une douceur dans chacun de leur mot et de leur geste pour les résidents. Une lassitude aussi parfois pour certains, bien compréhensible quand on se sent impuissant pour calmer Marie* par exemple, cette résidente qui ne cesse de répéter en boucle toujours et encore les mêmes mots.
(* les noms ont été modifiés).

La maladie d’Alzheimer au delà de la perte de mémoire provoque des troubles spatio-temporels importants, la dépression et l’apathie. Les thérapies non médicamenteuses ont montré des effets bénéfiques sur les patients en favorisant leur stimulation neurologique et en améliorant l’estime de soi : l’art thérapie, la musicothérapie, les ateliers mémoire, les salles Snoezelen…

Notre rôle en tant que designers a été de démultiplier les usages possibles pour stimuler les résidents en s’appuyant sur la stimulation sensorielle. Nous avons créé une salle immersive, interactive qui permet :

aux résidents colériques de s’apaiser en présence d’un accompagnant dans une ambiance feutrée accordée à une musique inspirée de la méditation

aux résidents apathiques de proposer une nouvelle activité à réaliser en famille ou avec un soignant ou animateur afin d’interagir avec des buzzers dans cette salle multisensorielle et de stimuler leur sens visuel à travers des formes, des images, des histoires, des couleurs, des sons….

Après plusieurs mois de travail, c’est une dynamique globale que nous avons pu amener au sein de l’équipe motivée pour renouveler l’expérience de notre collaboration.

Personnes mobilisées

L’ensemble de l’équipe du secteur sécurisé a activement participé à la création de ce projet au travers d’ateliers créatifs et d’entretiens :
• 1 cadre de santé, 1 médecin gériatre, 1 infirmière, 2 Assistantes de Soins en Gérontologie, 1 psychométricienne, 1 animateur, 4 aides soignantes, 1 sociologue, 1 responsable innovation du CGD

L’équipe pluridisciplinaire d’OZ’IRIS est composée pour ce projet de

  • Nadège, designer d’expériences patients

  • Iris, ingénieur – designer stratégie

  • Savine, infirmière-stratégie marketing

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